Farouches anti-ours

Publié le par Le Platane


Alors que le préfet de l'Ariège vient d'annoncer des mesures d'effarouchement pour éloigner l'ours Boutxy, trop gourmand et familier, des habitations, comme s'en félicite La Dépêche du Midi, d'autres Ariégeois ont entrepris de perturber le lâcher de l'ourse Palouma à Arbas en manifestant bruyamment leur opposition, relate Libération. Le président du conseil général de l'Ariège, Augustin Bonrepaux, député (PS) était au premier rang : «D'abord, on résiste en manifestant. Après, on le fait autrement... Les gendarmes ne seront pas là toute l'année », déclare l'auguste élu.

Publié dans Rebuts de presse

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L
Ouhla attention ne mélangeons pas tout, il me semble que proteger une espece et la reintroduire n'est pas du tout la meme chose vous en conviendrez.Attention : je suis favorable a la presence de l'ours dans les pyrenees mais le probleme c'est que les derniers autochtones se sont fait buter. Moi je dis tant pis, c'est bien dommage mais ne rajoutons pas au desastre en voulant les reintroduire artificiellement. Ecoutez, avez-vous vu ce reportage dEnvoyé Spécial ou l'on suit le transfert d'un ours (Palouma d'ailleurs il me semble). Moi ca m'a mis les larmes au yeux de voir comment on arrache cette ourse de son milieu, la manière de la transporter, les examens qu'on lui fait subir (introduction d'une puce, arrachage de dent, etc.)! Est-ce cela le respect de l'animal ?
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L
Permettez que je disconvienne ! Le "désastre" n'est pas total, et il peut encore être inversé. Prétendre vouloir protéger l'ours dans les Pyrénées sans ré-introduire des spécimens, c'est se résoudre à le voir définitivement disparaître. Vous trouvez ça "artificiel". Mais les marmottes aussi ont été "artificiellement" introduites dans les Pyrénées. Ainsi que des mouflons de Corse, et même des cerfs de la forêt de Rambouillet...Même les platanes de vos rues ont été importés (d'Asie et d'Amérique, c'est un croisement) !Je n'ai pas vu Envoyé Spécial, mais je ne partage pas votre extrême sensiblerie. A votre avis, un vétérinaire ne "respecte" pas un animal quand il lui fait "subir" un examen ? Et pour reprendre un anthropomorphisme que vous semblez goûter, un chirurgien vous méprise-t-il quand il vous "trifouille" sur une table d'opération ?Libre à vous de penser que Palouma et ses congénères ont été aussi cruellement "arrachés" à leur milieu que vous le dîtes. Je constate que  le mâle et la femelle slovènes relâchés en 1996/97 se sont parfaitement adaptés aux Pyrénées.
L
D'un coté il s'agit d'une réaction bête spontanée, de l'autre il s'agit d'une bétise organisée et financée. N'oublions pas dans la boucle les "responsables écologistes" qui souhaite le remplacement de Palouma.  Allez m'en chercher un autre siouplé !
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L
Réparer les erreurs du passé et restaurer la biodiversité, c'est si bête que ça ?Comment convaincre les Africains de ne pas tuer les derniers lions et les éléphants de la savane, ou protéger le tigre en Inde, si on n'est pas capable de cohabiter avec l'ours dans les Pyrénées ?Et que font les chasseurs pyrénéens avec les izards depuis des années, sinon organiser des transferts de population des vallées où ils prolifèrent vers celles où ils avaient disparu (rarement pour des raisons naturelles...) ?
L
Pauvre Palouma, victime de la betise des hommes...Ah bah oui elle avait pas fait d'escalade dans sa forêt slovène où elle aurait dû rester ?
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L
Qui sont les plus "bêtes" : ceux qui l'ont transféré de Slovénie, ou ceux qui ont manifesté bruyamment lors de son arrivée à Arbas (et qui ont peut-être organisé un "effarouchement" sauvage) ?
A
Rien à ajouter on ne peut être que consterné par le débat stérile qui secoue la France depuis des mois au sujet de cette pauvre bête qui n'a rien demandé à personne, si ce n'est d'être tranquille dans son milieu naturel (en Slovénie, en france, en espagne ou ailleurs...)
Je ne suis pas en colère, je suis affligée....
je n'ai jamais traité les pyrénéens de "connards" (j'en suis), mais les chasseurs et autres "exités de la gachette" qui se croient au-dessus des lois et des avertissements des spécialistes, qui abbattent froidement des animaux, en prétendant aimer la nature et participer à la régulation des espèces animales,ça se discute... Parce que la nature ne les a pas attendu pour régulariser sa faune... et dans ce cas il y a eu (c'est le moins qu'on puisse dire..) une erreur de calcul sur l'ours...
Allez donc expliquer que la colère et la bêtise ne servent à rien à tous les "anti-ours" (rien que le terme est ridicule), qui hurlent leur haine d'un animal, que la plupart n'ont ne serait-ce que jamais vu en chair et en os...et qu'ils méconnaissent au plus au point.
c'est bien connu que l'inconnu fait peur et ça se révéle la plupart du temps injustifié...
Quand apprendra-t-on en France à écouter ou à essayer avant de hurler et raler?
Bref je souhaite bien du courage et de la vivacité à ces pauvres bêtes pour échapper aux pièges de tous ces ignorants haineux....
Merci d'avoir pris le temps de répondre, vos réponses apparaissent relativement "objectives" et dépassionnées (contrairement aux miennes); bien qu'un peu dénuées de conviction. Moi c'est vrai je prend excessivement et irrémédiablement le parti de la vie et de la nature.
Et j'espère juste avoir un jour l'occasion de dire à mes futurs enfants et à mes futurs petis-enfants que dans nos montagnes il existe entre autres, un animal splendide qui s'appelle l'ours. Merci et aurevoir
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L
Au revoir et au plaisirPour avoir expliqué il y a déjà quelques années, lors des premières réintroductions, à ma fille que des ours hantaient à nouveau certains coins des Pyrénées où je l'entrainais, j'ose croire que vous pourrez dire bientôt la même chose à votre tour.
A
je crois que le débat touche à sa fin en effet....
Surtout si vous ne vous sentez pas concerné... Il s'agit pas d'expier à la place des "autres" (même si c'est un peu facile de "s'exclure", dans ce cas ne prenez pas parti...), juste d'apprendre à être moins con et borné que certains de nos ainés, et de ne pas reproduire sempiternellement les même erreurs....
Bien-sur que je ressens un profond dégoût pour l'humanité, quand je vois la tournure que prend une réintroduction d'animal en voie de disparition, dans un habitat qui était le sien avant d'être le notre.... mais surtout et avant tout ce qui préoccupe les anti-ours c'est à dire rien d'autre que l'argent... Mais comment font donc nos voisins italiens et espagnols pour cohabiter avec l'Ours ( du moins des espèces trés proches des notre contrairement aux Etats-Unis et au canada)??? Allons-donc poser la question à ces autres pays s'ils souhaitent que ces espèces disparaissent de la faune de leurs montagnes, bien-sûr certains rétrogrades ou égoïstes sauteront sur l'occasion pour accuser ce prédateur de tous leurs maux, mais ce n'est pas l'avis général....Sont-ils plus intelligents, moins réactionnaires, que les français?? sans aucun doute... (forcée de constater)
Bien-sûr que j'ai de la compassion pour la nature dans son ensemble quand je constate ce que l'homme lui inflige.
Concernant le respect mutuel, j'entends par là respecter l'ours par exemple en évitant une battue au sanglier dans un secteur précisement LOCALISE où une ourse élève son petit... (quelle espèce vivante ne protegerait pas son petit en cas de danger: meute de chien...?) et s'étonner ensuite d'une réaction violente de l'animal...
Bref je crois que chacun a droit à son point de vue.. je garderais le mien sur ce sujet... et j'aime à dire que la liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres. à méditer.
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L
Je n'ai pas dit que je ne me sentais pas "concerné" (sinon pourquoi en aurais-je parlé ?), mais simplement que je ne me sentais pas coupable de la disparition des ours dans les Pyrénées.Je note que pour vous, être concernée, c'est  être consternée.On peut l'être, à l'évidence, mais traiter les Pyrénéens et/ou les chasseurs de "connards" ne suffira pas, je le crains, pour les faire changer d'avis sur l'ours.La colère est parfois salutaire, jamais bonne conseillère.A méditer, aussi.