Les habits du dimanche

Publié le par Le Platane

Néo-folkore urbain

Jadis, on ne portait ses plux beaux atours que le dimanche.
Dans mon enfance, il fallait faire attention à ne pas tâcher les "habits du dimanche". Une vieille tradition qui devait avoir une lointain rapport avec une religion de village, quand la messe était souvent l'unique sortie dominicale. Ou avec les incontournables "repas de famille", dont le rituel cérémonial a aussi tendance à tomber en désuétude au profit des "petites bouffes entre potes" n'importe quand. A chacun ses communions, question de génération...
Désormais, dans les grandes villes où les trottoirs se transforment en défilés de mode permanents, le phénomène s'inverse. Le dimanche devient le "casual day" par excellence. Le cadre sup' peut enfin tomber la cravate hebdomadaire et règlementaire, son subalterne enfile une salopette pour faire un tour au troquet et la secrétaire garde son survêtement pour faire son marché, où le dernier chic bobo est de paraître, vaguement déguisé en paysan.
Déboutonnés, les cols blancs du dimanche ne sont plus amidonnés.

Publié dans bric à broc

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Maxime 08/10/2006 20:20

C'est vrai que c'était mieux avant ;-)

Le Platane 09/10/2006 22:55

Je pensais davantage à Brel ou Bécaud qu'à Cabrel, sur ce coup-là ;-)

pierrot 08/10/2006 12:02

très juste et j'ajouterai que le dimanche est de moins en moins familial.
Quand j'étais enfant c'était aussi le jour des "petits gateaux" que mon père allait soigneusement choisir à la boulangerie et que l'on partageait ensuite pour "goûter" et avourer. Une autre "messe"!

Le Platane 09/10/2006 09:01

Merci d'être passé par ici en laissant une trace.Votre site est aussi délicieux que les gâteaux de votre papa.